lundi 7 octobre 2013

Cuba et code du travail, Isbel Diaz-Torres harcelé par la police

ISBEL DÍAZ TORRES 
INTERROGÉ PAR LA POLICE
à la suite d'un débat 
sur le nouveau code du travail

Par l'Observatoire de la Critique de la Havane
 
Isbel Díaz Torres* a été  interrogé par la police à la suite du débat sur le nouveau Code du travail qui eut lieu dimanche dernier, le 29 septembre 2013, à La Havane. Lors de cette interrogatoire Isbel et le réseau Observatoire critique (organisateur du débat) ont été accusé de répandre des “mensonges” sur l’avant-projet de Code du travail et les soutiens à l’étranger de l’Observatoire critique ont été traité d’”ennemis” en raison de leur soutien à l’Observatoire et à la nouvelle gauche cubaine. Isbel a été libéré le samedi 5 octobre après quelques heures d’interrogatoire.

Equateur, la diffamation est-elle sanctionnable sur Internet ?

Les injures 
sur les réseaux sociaux 
pourraient être sanctionnées



Par l'Association for Progressive Communications - Traduction de Henri Dumoulin

“J'ai proposé une régulation de tous les faits de  calomnie sur les réseaux sociaux parce que ceux ci ne doivent pas demeurer des espaces d'impunité. J'ai demandé au service de la Justice d'envisager une procédure spéciale pour les injures sur Twitter ou Facebook parce qu'aujourd'hui une injure contre une personne qui est suivie par 10 000 autres peut produire des effets très rapides et désastreux” a déclaré M. Mera fin août (1). Plus récemment, un parlementaire, Mauro Andino (2) a déclaré que l'on était en train de chercher la façon de mettre en pratique cette mesure, car il est “très compliqué” d'identifier les personnes physiques derrière différents comptes Internet. 

Rép. Dominicaine, citée devant la CIDH pour discriminations

L'État dominicain face à  la CIDH pour ses positions jugées discriminatoires en matière d’immigration et de nationalité

Par le GARR (Haïti)

Les 8 et 9 octobre 2013, la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme tiendra une audience publique autour d’un cas opposant la République Dominicaine et un groupe de six familles qui avaient été victimes de détention arbitraire et d’expulsion collective du territoire dominicain par des agents de la migration dominicaine. Le cas en jugement est basé sur la discrimination structurelle qui s’exerce à l’encontre de la population dominicaine d’ascendance haïtienne et des immigrants haïtiens qui vivent depuis plusieurs années dans ce pays. 

dimanche 6 octobre 2013

Brésil, expulsion des occupants et répression à Sao Paulo

Le droit 
au logement 
au Brésil


Par Angélique Duruz

Occuper un terrain abandonné » est une pratique commune au Brésil. La répression, aussi : Le lundi 16 septembre 2013, la Troupe de Choc et la Garde Civile Métropolitaine de São Paulo ont réalisé une action d’expulsion forcée des familles qui occupaient un terrain abandonné dans la région sud de la ville. Les policiers, qui ne présentaient aucun signe d’identification et qui ne possédaient pas de mandat pour effectuer cette action, ont agi de manière extrêmement violente. 

Uruguay, mineurs délinquants et peines minimales ?

Violence d’Etat : 
«80% des mineurs sont hébergés 
dans des conditions indignes»


Entretien avec Daniel Sayagués, défenseur de l’Office des mineurs, conduit par Eduardo Barrenche

Le défenseur de l’Office des mineurs considère que l’INAU [Instituto del Niño y Adolescente del Uruguay - Institut de l'Enfant et de l'Adolescent] n’est pas à même de gérer l’augmentation des internements qui sera entraînée par la loi qui établit des peines minimales d’une année pour des adolescents commettant des crimes jugés graves. Il a déclaré que l’INAU devait faire appel au système de semi-liberté pour faire baisser la surpopulation dans les foyers. Il a ajouté que les travaux en vue de créer de nouveaux foyers «ont pris du retard».

Venezuela, Nicolas Maduro et la lutte des salariés de SIDOR

Chasse ouverte 
aux « anarcho-syndicalistes »
 de l’entreprise SIDOR ?


Par Lionel Mesnard

Les ouvriers de la sidérurgie au Venezuela sont en grève depuis plus de 2 semaines, pendant que la presse francophone sur le web s’attardait sur les facéties du nouveau président Vénézuélien, Nicolas Maduro et les divers « complots » le visant. Le mouvement social des ouvriers du fer et de l’acier n’a pas fait l’objet d’une ligne, même si ce sujet est d’une importance certaine.  Lire comme il est possible dans le journal "El Universal", quelques éléments des revendications des ouvriers a quelque chose d’assez révélateur. Ce périodique plutôt classé à droite semble plus ouvert à faire entendre les revendications des salariés de SIDOR (entreprise nationalisée), que ne l’est en mesure le pouvoir se réclamant par ailleurs, « de gauche et révolutionnaire ». 

samedi 5 octobre 2013

Guatemala, criminalisation des acteurs sociaux et civils

Déclaration publique 
appelant le gouvernement 
du Guatemala à mettre fin 
à la persécution 
des organisations


Par Front Line Defenders

Front Line Defenders publie une déclaration publique appelant le gouvernement du Guatemala à mettre fin à la persécution des organisations de la société civile, des ONG et des défenseur-ses des droits humains. Depuis le début de l’année 2013, le gouvernement guatémaltèque orchestre une campagne pour criminaliser, discréditer et contrôler les organisations de la société civile (OSC), les organisations non gouvernementales (ONG) et les défenseur-ses des droits humains (DDH). L’espace sûr dans lequel les défenseur-ses des droits humains travaillent est de plus en plus restreint tandis que leur crédibilité est attaquée par des campagnes de diffamation. 

vendredi 4 octobre 2013

Brésil, coupe du monde et menaces d'expulsions à Rio

LE BRÉSIL 
UN ENDROIT MERVEILLEUX

En photo : Le quartier de Providência, à Rio de Janeiro (Brésil), où 800 familles sont menacées d’expulsion © Luiz Baltar

Par Frédéric Defalque

« Ils le grignotent petit à petit. Plus tard, ils enlèveront ce qui restera. » Alessandra Lins parle du quartier de Providência, où elle vit avec son époux et leurs deux enfants. Édifié à la fin du XIXe siècle sur une colline surplombant Rio de Janeiro, ce quartier est considéré comme la plus vieille favela (bidonville) du Brésil. Depuis, la colline s’est recouverte de petites maisons et de rues tortueuses avec vue sur le port. Mais les 800 familles qui y vivent – dont celle d’Alessandra – craignent aujourd’hui d’être prochainement obligées de partir. Comme des milliers d’autres familles à travers la ville, elles sont menacées d’expulsion. 

Haïti-France, coopérations pour une reconstruction durable

Offrir une de base 
de données de recherches 
aux décideurs 
pour une reconstruction durable
 
Par Alter-presse (Haïti)

Les projets « Evaluation des Impacts du séisme en Haïti (Eisha) » et Kal-Haïti, financés par l’Agence nationale de la recherche (Anr) française viennent d’organiser (les 26 et 27 septembre 2013) un séminaire sur le thème « désastres naturels, impacts sociaux : gestion des risques, reconstruction durable » à Port-au-Prince. Selon les propos de la directrice générale de l’institut haïtien de statistiques et d’informatique (Ihsi), Danilia Altidor, ce séminaire vise à « sensibiliser » des ministères, des organisations internationales, des Ong, des universités, des chercheurs et des étudiants aux « premières analyses de quelques thèmes de l’enquête ainsi qu’aux défis méthodologiques » de la construction de la connaissance de la réalité haïtienne. 

Venezuela, censures et éviction du journaliste Mario Silva

L’INFORMATION SUR LES PÉNURIES ASSIMILÉE À DE LA “PROPAGANDE DE GUERRE”

Et éviction de Mario Silva 
de la chaîne d'Etat VTV  

Par RSF et notes de Libres Amériques
 
La Conatel est l'équivalent de notre Conseil supérieur de l'audiovisuel au Venezuela, cet organisme est devenu l'une des clefs de voute sur les médias du pouvoir national populiste bolivarien et de nouveau la télévision privée Globovision est l'objet de procédures juridiques. L'objet n'est pas en soit de crier à la censure pour cette télévision d'information, parce que Globovision est ce que l'on peut faire de pire en matière d'information et le nombre des infractions commises par ce média depuis plus dix ans dépasse l'entendement. Mais il y a, à s'inquiéter plus largement du climat de plus en plus tendu et avec des accents paranoïaques, de plus en plus pathétiques, du président Nicolas Maduro élu au début de l'année 2013. 

jeudi 3 octobre 2013

France, vers une extradition du tortionnaire Mario Sandoval ?

Mario Sandoval, 
poursuivi en Argentine 
pour crimes contre l’humanité,
 doit être extradé 
par la France


Par la FIDH

Plusieurs ONGs de défense des droits humains [1] appellent aujourd’hui les autorités françaises à donner une suite favorable à la demande d’extradition de Mario Alfredo Sandoval, poursuivi en Argentine pour crimes contre l’humanité pendant la dictature. Le 9 octobre prochain, la Chambre de l’instruction de Paris devra se prononcer sur la demande d’extradition de Mario Alfredo Sandoval, citoyen franco-argentin. Il est poursuivi en Argentine dans le cadre de l’enquête pour crimes contre l’humanité, privation de liberté et torture ayant entraîné la mort commis au sein de l’Ecole supérieure de mécanique de la marine (ESMA), un centre de détention clandestin à Buenos Aires, dans lequel 5 000 détenus disparus seraient passés durant la dictature. 

Mexique, un record alarmant : plus de 100.000 enlèvements !

L’enlèvement et le rançonnage, un des fléaux de l’Amérique latine, au Mexique plus de 100.000 personnes enlevées en 2012

Par Libres Amériques

Mexique, premier pays au monde pour les enlèvements : plus de 100.000 personnes enlevées en 2012, même si ce chiffre est une estimation, depuis au moins 2004, le Mexique est le pays où les séquestrations à caractère criminel sont les plus nombreuses au monde. Dans le cadre de ce palmarès quelque peu sordide, l’Amérique latine et les Caraïbes détiennent pour triste résultat, d’être la partie du monde la plus touchée par les rapts et rançonnages de personnes civiles à des fins criminelles ou « politiques ». Et les six premiers états touchés par ce fléau par ordre d’importance et en relation avec leur nombre d’habitants sont : le Mexique, l’Equateur, le Brésil, Haïti, le Venezuela et Trinité et Tobago, selon la Fondation « Pais Libre » (1).

mardi 1 octobre 2013

Le Pérou est-il prêt à respecter les droits des peuples natifs ?

Le Pérou s’engage à respecter 
les droits des peuples autochtones à la terre et aux ressources dans son plan pour les forêts et le climat : 

Mais tiendra-t-il ses promesses ?

Par Forest Peoples Programme

Le 2 août 2013, des organisations autochtones et des représentants du gouvernement péruvien ont conclu un accord visant à modifier des aspects controversés du projet de Plan d’investissement pour la forêt du gouvernement, une initiative financée par le Programme d’investissement pour la forêt (FIP) de la Banque mondiale pour lutter contre la déforestation. Il était prévu que le plan soit présenté au sous-comité FIP de la Banque mondiale en octobre 2013. 

Amérique latine, 50% des paysans vivent dans la pauvreté

Plus de la moitié 
de la population rurale 
vit encore dans la misère 
en Amérique latine

Par Servindi – Traductions de Libres Amériques

Une nouvelle note de la FAO et de l’OIT signale qu’un des principaux défis dans la région est l’augmentation des niveaux de formation des emplois et l'amélioration des conditions de vie des petits exploitants et des ouvriers agricoles. Malgré la bonne performance économique de la région, la diminution de la pauvreté pendant la dernière décennie (2002-2011) a été plus lente dans les zones rurales – baissant de 62 % à 49% - alors que dans les zones urbaines, la baisse a été de 38 à 24 pour cent. En Bolivie, Guatemala, Honduras, Nicaragua et au Pérou, plus de la moitié des salariés ruraux exerçant dans des entreprises privées sont pauvres.

Rép. Dominicaine, apatridie pour des milliers de citoyens

Le Tribunal Constitutionnel 
rend apatrides 
des milliers de citoyens-nes 
d’ascendance haïtienne 

Par le GARR (Groupe d'Appui aux Rapatriés et Refugiés)

A travers une résolution adoptée le 25 septembre 2013 à Santo Domingo, le Tribunal Constitutionnel ne reconnaît plus la nationalité du pays à plusieurs dizaines de milliers de personnes nées en République Dominicaine de parents étrangers depuis au moins 1929. Le tribunal fonde sa décision sur la situation migratoire des parents de ces personnes au moment de déclarer la naissance de leurs enfants, arguant que si les parents se trouvaient en « transit » ou ne disposaient pas d’un papier de résidence, ils n’avaient pas le droit d’enregistrer leurs progénitures comme Dominicains.